Prix Adrienne-Choquette

Administré par le Centre Aude pour l’étude de la nouvelle (CAEN) situé au Cégep Garneau,
le prix littéraire Adrienne-Choquette reconnaît l’excellence du travail d’une autrice ou d’un auteur de nouvelles.

Depuis 1981, le prix récompense en effet le meilleur recueil de nouvelles francophone paru au Canada l’année précédente. Le nom du prix honore Adrienne Choquette, une pionnière de la nouvelle littéraire au Québec.

Monique Proulx, Nicolas Dickner, Catherine Leroux et Michael Delisle, figures marquantes de la littérature québécoise contemporaine, font partie de la liste des récipiendaires.

Édition 2026

Les finalistes de cette édition sont :

Prix Adrienne-Choquette
Prix Adrienne-Choquette
Prix Adrienne-Choquette

Le dévoilement du recueil gagnant aura lieu le jeudi 9 avril.

Historique du prix

En 1980, les prix littéraires étaient déjà nombreux au Québec. Tous les genres étaient représentés et les meilleurs auteurs et autrices récompensés – tous, sauf le genre de la nouvelle.

Consciente de ce fait, l’auteure et éditrice Simone Bussières, alors présidente de la section de Québec de la Société des écrivains canadiens, fonde un prix de la nouvelle qu’elle nomme en hommage à son amie, Adrienne Choquette, une écrivaine dont le recueil La nuit ne dort pas avait mérité à son auteure le prix de la province de Québec en 1954.

L’accueil réservé au prix Adrienne‑Choquette fut marquant. La qualité du premier recueil primé, Le surveillant de Gaëtan Brulotte, contribua sans nul doute à ce succès. Les lauréats des années suivantes, indiscutablement des écrivains de premier plan, ont permis d’asseoir une solide réputation, basée sur l’exigence de qualité. En 1996, pour des raisons d’ordre financier, le prix est suspendu, mais relancé dès 2000 par l’association des Écrivains francophones d’Amérique.

Depuis 2010, il est administré par le Centre Aude pour l’étude de la nouvelle (CAEN), sis au Cégep Garneau.

Récipiendaires

2025 – Etienne Goudreau-Lajeunesse, Cochoncetés (Boréal)

Dans un style brut et réaliste, les dix nouvelles du recueil primé mettent en scène des personnages aux contours raboteux et au vernis écaillé, qui évoluent dans des environnements tout aussi abîmés qu’ils le sont eux-mêmes. Ces personnages côtoient le monde animal et végétal.

Il y a la petite Mayla qui mange avec fierté la truie Isis, presque une membre de la famille, tuée par son père dans le respect de la tradition; il y a ces sangsues médicales, métaphore du double pouvoir des hôpitaux qui guérissent les patients et aspirent l’énergie vitale des soignants; et il y a cette scientifique qui fait le deuil d’un être cher au milieu de tourbières nordiques où pousse une plante carnivore rare. Le milieu naturel rappelle au monde des humains que tous deux ne font qu’un, qu’ils racontent un même récit qui se déroule sur une même planète où « rien ne se perd, rien ne se crée » et où « tout est toujours à recommencer ».

Le premier livre d’Etienne Goudreau-Lajeunesse a su convaincre le jury par sa solide maîtrise de la narration et par son regard étonnant sur les diverses strates qui composent notre monde.

2024 – Alec Serra-Wagneur, Le silence des braises  (Hamac/Septentrion)

Le silence des braises est la première œuvre publiée par Alec Serra-Wagneur. Son recueil immersif de huit nouvelles, d’une envoûtante cohérence, nous plonge (ou nous fait marcher, skier, rouler, patiner) dans de vastes territoires naturels en marge de la civilisation où s’aventurent des personnages à la rencontre de ce qui surgira, décidés de s’abandonner à eux-mêmes dans une atmosphère où l’appréhension se noue à une quête de libération.

Les nouvelles explorent la nature avec des moyens divers, toujours employés avec sobriété, parmi lesquels un sens aigu de l’observation et de l’introspection, de fines descriptions, un recours ingénieux à un certain nombre de symboles, une solide connaissance des risques et des périls de la randonnée pédestre ainsi que de la liberté intérieure qu’elle permet d’atteindre, un sens de l’intrigue et, surtout, celui de la chute existentielle, sans moralisme ni psychologisme.

Le nouvelliste Alec Serra-Wagneur a le sens de la mesure, cette capacité trop rare d’en faire assez sans en faire trop. Sous tous leurs aspects (structurel, stylistique, atmosphérique, thématique), les nouvelles du Silence des braises atteignent un équilibre fragile, et d’autant plus remarquable.

2023 – Louis Carmain,  Nuits portatives  (VLB éditeur)

Les six nouvelles campent les personnages dans notre monde marqué par le foisonnement d’images de toutes sortes : films, photographies réelles, fictives ou retouchées, cartes du ciel, qui contrastent avec les images idéalisées, les représentations fantasmées, le rêve ou le souvenir accroché à la pensée, ou encore le traumatisme ancien. Leur lecture invite à faire un pas de côté pour porter le regard au-delà ou en deçà des chimères qui agitent l’esprit, l’auteur faisant ainsi de la nouvelle un théâtre où le spectre des images hante les personnages.

Des couples se forment ou se délitent, des quêtes personnelles tournent à l’absurde, auquel chacun tente d’échapper par le voyage, l’aventure amoureuse, la fuite dans l’imaginaire ou dans le sommeil. Les intrigues s’aventurent par des routes secondaires qui débouchent sur des territoires étonnants, où le rêve contamine le réel plus souvent que l’inverse. Si ce recueil rend hommage à l’imagination et poétise la vie, il souligne du même coup le fait qu’on ne se soustrait jamais totalement aux images obsédantes, ces nuits que l’on porte avec soi. « On ne part pas », comme dirait Rimbaud.

Dans Nuits portatives se trouve cette première qualité d’un véritable écrivain : la capacité de créer des univers qui persistent longtemps après la lecture. Les uns après les autres, les personnages se révèlent singuliers et sympathiques à force d’être décalés du monde. Le charme irrésistible de l’écriture, son humour doux-amer qui séduit et emporte l’adhésion, y est sans aucun doute pour quelque chose.

 2022 – Michael Delisle,  Rien dans le ciel (Boréal)

Rien dans le ciel charme d’abord par le brio de son écriture qui se distingue par la recherche du mot juste, le refus de l’amplification, une langue économe et propre à dépeindre des individus aux prises avec la finitude et un besoin de transcendance. Il offre une prose que l’on pourrait qualifier de lucide, à la fois belle et terrible. Dans ses récits, l’auteur tire parti de toutes les ressources de la nouvelle brève, notamment la présence d’images marquantes, qui symbolisent ou canalisent la vulnérabilité, la détresse, la fragilité, l’impuissance, l’absurdité des efforts et des désirs.

Le titre résume bellement le programme que propose l’ensemble des nouvelles dont les trames narratives exposent des situations sentimentales et existentielles ambigües. Delisle suggère au lecteur que la recherche de l’absolu n’a pas lieu dans un ailleurs vidé de sa transcendance, mais qu’elle relève de l’intériorité. Ce désir de transcendance ne fait jamais le poids contre les impératifs matériels, l’appel de la chair, les lois de l’existence ici-bas, les turpitudes du quotidien, l’égoïsme.

2021 – Natalie Jean,  Le goût des pensées sauvages (Leméac)

Dans un style libre qui ne s’appesantit jamais, ce recueil de nouvelles donne le goût d’embrasser la vie sans concession. Natalie Jean s’attache à mettre en scène, sans artifice, un monde intérieur où la banalité de l’existence retrouve une pleine signifiance. Le quotidien y prend toute la place, un quotidien habité, qui invite à la lenteur, à la considération de chaque instant.

2020 – Geneviève Boudreau,  La vie au-dehors (Boréal)

Le livre de vingt-huit nouvelles, première œuvre de fiction de Geneviève Boudreau, qui avait auparavant publié de la poésie, fait état de scènes rurales avec une vive précision d’où ressort une puissance poétique qui exprime la fragilité des existences.

« Il regarde dehors. Se concentre sur les champs : un vent discret balaie les herbes, lui rappelle la mer, enfin, lui fait se l’imaginer. Il ne l’a jamais vue autrement que sur l’écran de la télévision, dans les films du samedi après-midi. Le mouvement des graminées forme des arêtes tranchantes qui simulent des vagues, d’énormes cicatrices sur le pré. »

2019 – Simon Brousseau,  Les fins heureuses (Le Cheval d’août éditeur)

« C’est un site web recueillant des confessions anonymes. Une veuve qui trouve l’amour. Des adolescents happés par l’univers occulte de leur jeu de rôles. Un ingénieur démissionnaire, seul à savoir la fin du monde imminente. Quand peut-on affirmer qu’une histoire tournera bien? Entre grandeur et bêtise, les personnages des Fins heureuses naviguent à vue dans les eaux troubles d’événements qui scelleront leur sort. Malgré leurs efforts, ils demeurent l’objet de forces qui les dépassent. Jouant des points de vue et des formes de la littérature populaire, Les fins heureuses posent le constat d’une humanité fragile où se côtoient l’intelligence, la candeur, le cynisme, le hasard et l’abandon ». Source : Les libraires

2018 – Stéfanie Clermont,  Le Jeu de la musique (Le Quartanier)

« Un garçon se suicide dans un terrain vague d’Hochelaga-Maisonneuve où souvent il passait la journée étendu au soleil et la nuit à faire des feux. Il s’est levé un matin d’août et s’est pendu à un arbre. Des amis lui survivent. Ils portent sa mémoire et continuent à vivre, à lutter, à aimer, confrontant les amours du présent à ceux du souvenir. Ils racontent les erreurs, les amis perdus, les peurs, les quelques victoires et les explosions de révolte.

Il y a les enfances isolées, les hommes violents, la dépression, les années d’humiliation, d’insatisfaction à trop travailler pour trop peu. Il y a les chicanes et les ruptures, entre amis, entre femmes. Mais il y a la vie qui surgit aux endroits les plus inattendus, l’amour encore, la beauté et l’espoir. Et il y a le jeu – le jeu des histoires, le jeu de la musique, et tous ces moments où nous sommes enfin réunis.

Depuis l’enfance dans l’Ontario français jusqu’aux squats punks de Californie, en passant par le Montréal des années 2010 tel que vécu par un groupe d’amis composé de militants, de marginaux, de féministes, d’étudiants et de chômeurs qui rêvent d’écrire, Le jeu de la musique est un appel, une ode à la vie et à l’amitié, adressée à celles et à ceux qui ressentent toute la violence du monde, au point parfois d’avoir envie de mourir ». Source : Les libraires

2017 – Marie-Claude Lapalme, Le bleu des rives (Hamac/Septentrion)

Mention d’honneur : Chloé Savoie-Bernard, Des femmes savantes (Triptyque)

En 2017, les membres du jury ont choisi de récompenser le tout premier recueil de Marie-Claude Lapalme, Le bleu des rives. C’est dire que le prix Adrienne-Choquette met en lumière une voix nouvelle, prometteuse, remarquée tant pour sa poésie que pour sa rigueur. D’une grande intériorité, les neuf nouvelles du Bleu des rives dépeignent un même paysage : un lac, au milieu d’une forêt, autour duquel défilent des personnages tourmentés. Marie-Claude Lapalme excelle dans la création d’atmosphères poignantes, propices à des incursions dans le fantastique et l’onirisme, ce qui ajoute au trouble et au côté fugitif de ces silhouettes qui défilent et qu’elle saisit comme un peintre pour esquisser des tableaux inquiétants et empreints de sensualité. Constituées de monologues intérieurs, ces nouvelles sans dialogues sont d’une grande force d’évocation. Elles mettent en scène des personnages en quête de soulagement et parfois d’échappatoire aux drames qui les habitent. La ligne de l’auteure est claire, droite, sans concession. Les voix narratives varient pour représenter, sous différents angles et avec un minimum de mots, de passages difficiles dont la noirceur n’est jamais gratuite. Le lecteur est ainsi convié à une véritable expérience littéraire qui fait émerger des vérités profondes et souvent insoupçonnées de la vie intérieure.

Dans Des femmes savantes, Chloé Savoie-Bernard met en scène des solitudes féminines qui se déclinent sous tous les angles. La douleur est présente à chaque nouvelle dans les corps regardés, inquiets, consumés, policés, offerts, dévorés, exaltés et brisés, et dans les cœurs, enfouis ou brandis à bout de bras, à la fois assoiffés d’authenticité, cyniques et ardents. Dans une langue crue, poétique, drôle et percutante, Chloé Savoie-Bernard nous happe, nous entraîne et parfois nous sème pour mieux nous surprendre plus loin. Même les passages qui semblent tranquilles, voire anecdotiques, ne sont pas inoffensifs : ils s’installent en nous, germent lentement pour finalement nous éclore au visage bien plus tard, petites bombes à retardement. C’est dire que ce recueil de quatorze nouvelles, qu’on lit hors d’haleine, n’est pas fait d’une substance éphémère; il reste avec le lecteur longtemps après qu’il pense avoir repris son souffle, colle à la peau de manière parfois inconfortable, mais toujours juste. On ne peut qu’admirer le courage qu’il a fallu pour écrire avec une telle honnêteté, pour plonger aussi franchement dans ces intimités difficiles, violentes et compliquées, et s’émerveiller qu’en s’enfonçant ainsi dans l’infiniment petit, l’auteure soit parvenue à en dire autant sur l’immensément grand.

2016 – Catherine Leroux, Madame Victoria (Alto)

Mention d’honneur : Annie Perreault, L’occupation des jours (Druide)

Le jury s’est unanimement enthousiasmé à la lecture du recueil de nouvelles Madame Victoria qui réunit de nombreuses qualités littéraires.

Catherine Leroux a d’abord su tirer le meilleur parti d’un fait divers qui aurait pu ne constituer qu’un autre mystère irrésolu dans les archives judiciaires, ne laissant d’autre souvenir que celui du décès inexplicable d’une femme, dont le corps fut effectivement retrouvé en 2001 dans le stationnement de l’hôpital Royal Victoria. Mais, s’inspirant de la réaction populaire qu’a suscitée l’enquête entourant l’identité du cadavre, l’auteure a imaginé différentes vies à cette femme, proposant de la sorte des variations sur le thème de l’inconnue morte dans l’indifférence. Elle a ainsi conçu une œuvre d’une grande cohérence dans sa diversité, en exploitant avec art les ressources de la forme du recueil.

Cette structure ingénieuse et fructueuse ne serait qu’une belle trouvaille si l’écriture n’était à la hauteur des ambitions du projet. Or, la qualité de l’écriture est sans doute la meilleure part de cette œuvre. Les dix destinées que l’écrivaine prête à cette Madame Victoria sont pour elle l’occasion de déployer un art du portrait dans lequel elle excelle, et ce, peu importe l’esthétique qu’elle adopte (réalisme, fantastique, science-fiction). Ces existences participent chacune d’un imaginaire singulier, nettement circonscrit par le style souvent brillant (la maîtrise de la comparaison en particulier est stupéfiante), toujours parfaitement ajusté à l’univers qu’elle propose. Les lecteurs traversent ainsi différents espaces-temps, suivant tantôt une fille-mère de la Côte-Nord contemporaine («Victoria dehors »), tantôt la présence fantomatique d’une victime des expérimentations médicales d’un chercheur sans éthique (« Victoria en filigrane »), ici une esclave dans le Vieux-Montréal au lendemain de la Conquête (« Victoria amoureuse »), là un canon de beauté venu du 25e siècle (« Victoria dans le temps »). Toutes ces destinées s’achèvent et s’accomplissent au pied du mont Royal, dans une résolution chaque fois réinventée.

2015 – Sylvie Massicotte,  Avant d’éteindre  (L’instant même)

Vingt-cinq recueils ont été soumis aux trois membres du jury, qui ont choisi de récompenser Avant d’éteindre, un recueil de vingt-quatre courtes nouvelles.

En quelques phrases, dans une suite de trames finement tissées où rien n’est laissé au hasard, où chaque détail fait écho et trouve sa juste place, comme dans un poème, Sylvie Massicotte montre qu’elle excelle dans la création d’atmosphères. Ses textes sont denses et construits de manière rigoureuse. Le cadrage des scènes est serré : l’auteure ne montre que ce qu’elle considère être l’essentiel, se fiant à l’intelligence du lecteur pour imaginer le reste, à partir d’indices habilement semés. Il s’agit principalement de rencontres fugaces entre des personnages généralement liés par le sang ou par l’amour, de situations que chacun a connues ou peut connaître.

Vingt-quatre passages souvent difficiles esquissés dans le clair-obscur d’une conscience particulière, dont la vérité profonde émerge peu à peu avec netteté. Moments caractérisés par la rencontre avec l’autre, mais également par la rencontre avec soi puisque l’auteure sait à merveille saisir puis représenter le point de jonction entre le monde extérieur et les profondeurs de la vie intérieure que constitue l’instant. Ainsi, les nouvelles sont autant de fenêtres où l’identité des personnages se révèle dans sa double appartenance au monde du dehors et à celui des souvenirs et des regrets, des velléités et des illusions brisées. L’auteur invite le lecteur à contempler l’âme humaine dans ses replis les plus sombres mais aussi les plus lumineux, à l’instant où se dévoile sa vulnérabilité.

Avant d’éteindre est le sixième recueil de nouvelles de Sylvie Massicotte. Aussi bien dire qu’elle est au sommet de son art – ce qui n’exclut pas qu’il y ait de nouveaux sommets à conquérir.

Années antérieures

2014 – Françoise Major, Dans le noir jamais noir (La Mèche)

2013 – Charles Bolduc, Les truites à mains nues (Leméac)

2012 – Raymond Bock, Atavismes (Le Quartanier)

2011 – Agnès Gruda, Onze petites trahisons (Boréal)

2010 – Stéphanie Kaufmann, Ici et là (L’instant même)

2009 – Guillaume Corbeil, L’art de la fugue (L’instant même)

2008 – Esther Croft, Le reste du temps (XYZ)

2007 – Hélène Robitaille, Les cigales en hiver (L’instant même)
Mention d’honneur à Charles Bolduc pour Les perruches sont cuites (Leméac)

1981 – Gaëtan Brulotte, Le Surveillant (Bibliothèque québécoise)

2006 – Michael Delisle, Le sort de Fille (Leméac)

2005 – Mélanie Vincelette, Qui a tué Magellan? et autres nouvelles (Marchand de feuilles)

2004 – Suzanne Myre, Nouvelles d’autres mères (Marchand de feuilles)

2003 – Christiane Frenette, Celle qui marche sur du verre (Boréal)

2002 – Radmila Zivkovic, De la poussière plein les yeux (Trois)

2001 – Nicolas Dickner, L’encyclopédie du petit cercle (L’instant même)

2000 – (ex aequo) Michel Dufour, Les Chemins contraires (L’instant même) et
Nadine Bismuth, Les gens fidèles ne font pas les nouvelles (Boréal)

1997 à 1999 – Suspension de l’attribution du prix

1996 – Prix non attribué

1995 – Françoise Tremblay, L’Office des ténèbres (VLB Éditeur)

1994 – Esther Croft, Au commencement était le froid (Boréal)

1993 – Bertrand Bergeron, Visa pour le réel (L’instant même)

1992 – Prix non attribué

1991 – Hugues Corriveau, Autour des gares (L’instant même)

1990 – Jean-Pierre Girard, Silences (L’instant même)

1989 – Normand de Bellefeuille, Ce que disait Alice (L’instant même)

1988 – Bertrand Bergeron, Maisons pour touristes (L’instant même)

1987 – Claude-Emmanuelle Yance, Mourir comme un chat (L’instant même)

1986 – Prix non attribué

1985 – Jocelyn Gagnon, Les Petits Cris (Éditions Québec Amérique)

1984 – André Berthiaume, Incidents de frontière (Actes sud)

1983 – Monique Proulx, Sans cœur et sans reproche (Éditions Québec Amérique)

1982 – Prix non attribué

À propos du Centre Aude d’études sur la nouvelle

Né d’une initiative du département de Lettres du Cégep Garneau qui possède une riche tradition liée à la nouvelle, le CAEN a pour mission de promouvoir ce genre et d’en assurer la transmission.

Le CAEN constitue un fonds documentaire (ouvrages et articles pédagogiques ou issus de la recherche) qui seront mis à la disposition d’étudiants, de professeurs et d’universitaires devant mener des travaux sur le genre de la nouvelle.

Le CAEN s’est donné pour mission de promouvoir le genre de la nouvelle.

Ses membres encouragent la lecture en classe de la nouvelle par le développement de stratégies et de ressources pédagogiques, contribuent à la recherche sur le genre et sur les auteurs de nouvelles (québécois, francophones et allophones) par la participation à des colloques et à des publications savantes et font notamment connaître le genre narratif bref par le biais d’animations publiques.

À propos d’Adrienne Choquette

Romancière, journaliste, rédactrice et nouvelliste québécoise, Adrienne Choquette est née en 1915 à Shawinigan et est décédée en 1973 à Québec.

Elle fait ses études au couvent des Ursulines de Trois-Rivières de 1924 à 1931 et devient employée de la fonction publique québécoise par la suite. Elle est animatrice et réalisatrice à la radio CHLN de Trois-Rivières, de 1937 à 1948, puis corédactrice et rédactrice de la revue Terre et Foyer publiée par le ministère de l’Agriculture du Québec, de 1948 à 1970.

Elle écrit de nombreux articles que l’on retrouve dans les quotidiens Le Bien public, Le Nouvelliste, Le Samedi, La Revue populaire, Le Jour, Amérique Française, Le Devoir et Les Cahiers de l’Académie canadienne-française.

En 1948, elle publie son roman La coupe vide qui fait scandale à l’époque. Ce roman raconte l’histoire de quatre adolescents qui découvrent leur sexualité. En 1954, elle fait paraître le recueil de nouvelles La nuit ne dort pas pour lequel elle remporte le prix Athanase-David et publie ensuite Laure Clouet, en 1961, pour lequel elle reçoit le Prix du Grand Jury des Lettres. Ce dernier recueil est devenu, depuis, un classique de la littérature québécoise.

En 1980, la Société des écrivains canadiens de langue française, dont Simone Bussières préside la section de Québec, crée le prix littéraire Adrienne-Choquette pour rendre hommage à celle qui a su développer le genre littéraire de la nouvelle au Québec. Ce prix permet de récompenser, chaque année, la qualité d’un recueil de nouvelles publié.

En savoir plus

À propos de Simone Bussières

Autrice, enseignante, communicatrice et éditrice, Simone Bussières (Gagnon) est née en 1918 à Québec. En 1941, elle étudie au couvent des Sœurs du Bon-Pasteur et devient institutrice à Val-d’Espoir, en Gaspésie. De 1943 à 1944, elle est annonceuse à la radio CHNC à New Carlisle. Elle devient ensuite enseignante à la Commission des écoles catholiques de Québec et devient directrice de l’enseignement au primaire en 1955.

De 1956 à 1960, elle conçoit, réalise et anime un jeu-questionnaire télévisé, Les Jeunes Talents, ayant comme participants des élèves de 7e année. Elle anime également diverses émissions sur les ondes de la radio CHRC dont Tante Colette, Chansons vécues, Que désirez-vous? et Jeunes savants. Elle rédige les textes de différentes émissions de télévision connues de l’époque, comme Comment parlons-nous? et Chansons vécues.

Durant les années 1960, elle publie de nombreux manuels scolaires et livres de lecture, tels que Je veux lire, Je sais lire, J’aime lire et Joies de lire. En 1963, elle fonde et dirige Les Presses laurentiennes, une maison d’édition. En 1980, alors membre de la Société des écrivains canadiens, elle fonde le prix Adrienne-Choquette. Elle prend sa retraite de l’enseignement en 1968, de l’édition en 1988 et consacre ensuite le reste de son temps à ses deux passions : la lecture et l’écriture.

Information

caen@cegepgarneau.ca  

Page Facebook Prix Adrienne Choquette