Garneau

Origine

Le collège d’enseignement général et professionnel François-Xavier-Garneau était créé en août 1969. Issu du Collège des Jésuites, de l’École Normale Mérici et de l’École Normale Laval, le nouveau cégep s’installera provisoirement dans le Collège des Jésuites (actuellement le Collège St-Charles-Garnier). On compte alors 550 élèves. Il occupera ensuite les locaux de l’École Normale Laval… situation temporaire qui devint permanente à la fin des années 70, alors qu’on accueillait près de 3 000 élèves. On acquiert ensuite quatre bâtiments sur le boulevard de l’Entente, on construit le Centre d’activités physiques, le pavillon administratif et, plus récemment, le pavillon dédié à l’enseignement des Soins infirmiers. Les équipes sportives ont maintenant un stade sur le campus. Le Cégep accueille aujourd’hui près de 6 000 étudiants à l’enseignement régulier et 3 000 à la formation continue. La qualité de sa formation, le développement de l’internationalisation de la formation, les activités diversifiées offertes aux étudiants distinguent cette institution. Sa force repose sur la qualité de son personnel et son dévouement à la cause de l’éducation.

Fier d’être un établissement public de l’enseignement supérieur, on choisit, en 2012, d’affirmer sans équivoque notre personnalité, en utilisant dorénavant le terme cégep plutôt que collège. Dans l’esprit de se rapprocher des gens, de notre personnel et de nos étudiants, on retient, aussi, Garneau comme mot-clef de l’identité du Cégep, mot qui désigne depuis longtemps, dans le vocabulaire courant, cette belle institution. Conscients du privilège que nous avons de pouvoir rendre hommage à notre grand historien et poète, François-Xavier Garneau, nous désirons vous le faire mieux connaître…

François-Xavier GarneauFrançois-Xavier Garneau

François-Xavier Garneau est né à Québec le 15 juin 1809. À 16 ans, il entre comme clerc dans l'étude d'Archibal Campbell pour obtenir le titre de notaire en 1830. Son histoire du Canada fera de lui le plus influent historien du XIXe siècle dans son pays. Avec ce grand livre, il a voulu, à cette époque, faire mentir le rapport de Lord Durham qui qualifiait le Bas-Canada « de peuple sans histoire et sans littérature ».

« J’ai entrepris ce travail, écrit Garneau en se rapportant à son Histoire du Canada, dans le but de rétablir la vérité si souvent défigurée, et de repousser les attaques et les insultes dont mes compatriotes ont été et sont encore journellement l’objet de la part d’hommes qui voudraient les opprimer et les exploiter tout à la fois. J’ai pensé que le meilleur moyen d’y parvenir était d’exposer tout simplement leur histoire… Il y a quelque chose de touchant et de noble tout à la fois à défendre sa nationalité, héritage sacré qu’aucun peuple, quelque dégradé qu’il fût, n’a jamais répudié. Jamais plus grande et plus sainte cause d’a inspiré un cœur haut placé et n’a mérité la sympathie des esprits généreux… »

On lui doit aussi le toponyme Laurentides. « Cette chaîne de montagnes, écrira l’historien dans un texte cité par l’archiviste Pierre-Georges Roy, n’ayant pas de nom propre et reconnu, nous lui donnons celui de Laurentides, qui nous paraît bien adapté à la situation de ces montagnes qui suivent une direction parallèle au Saint-Laurent… Nous espérons que le nom satisfera l’oreille la plus délicate et formera une rime assez riche pour le poète qui célèbrera les beautés naturelles de notre patrie. »

On reconnaît aujourd'hui François-Xavier Garneau comme un notaire, un grand historien, mais aussi comme un poète du XIXe siècle. Il est décédé dans la nuit du 2 au 3 février 1866 et repose aujourd'hui au cimetière Notre-Dame-de-Belmont situé dans la Ville de Québec. Un monument s’élève près du Parlement en son honneur.

Pour mieux connaître le personnage : Dictionnaire biographique en ligne

Pour voir la maison de François-Xavier-Garneau, présentée par Louis Garneau Sports inc.